Mes racines / my roots

Henri Césaire Saint-Pierre


Adéline Albina Lesieur


Louis Émery Beaulieu


Joseph Bélanger


Geneviève Saint-Pierre


Jeanne Beaulieu Casgrain


Simone Aubry Beaulieu


Édouard Trudeau


Rolland Labrosse

Le juge Charles Avila Wilson
Merci à Louiselle Saint-Laurent pour sa contribution importante à cette page

Charles Avila Wilson, neveu d'Henri Césaire

Joseph Charles Avila Wilson naquit le 10 décembre 1869 à l'Île Bizard et baptisé le même jour à Saint-Raphaël de l'Île Bizard. (Cet acte est numérisé plus bas.) Il était le fils de Antoine Stanislas Wilson et de Odile Saint-Pierre. Pour plus sur leur famille, pressez ICI.

Après avoir étudié au collège classique de Sainte-Thérèse, il fit son droit à l'université Laval à Montréal. Reçu avocat en 1895, il entra aussitôt dans le bureau de Saint-Pierre et Pélissier qui devint donc Saint-Pierre, Pélissier et Wilson. Il était donc entré dans le bureau de son oncle Henri Césaire Saint-Pierre, avocat criminaliste célèbre, qui semble lui avoir donné le goût de cette spécialité du droit, l'année même où ce dernier défenda Francis Valentine Cuthbert Shortis d'une accusation de meurtre prémédité.

Joseph Charles Avila apparaît pour la première fois dans le Lovell de 1895-1896: il est dit "LL.B., of St Pierre, Pelissier & Wilson, 26 St James". En 1896-1897, il habite le 1639 Ontario". L'année suivante, il est au 130 St Denis. En 1898-1899, il loge au 2082 St Catherine, puis en 1899-1900, il a une chambre au 432 Dorchester.

Joseph Charles Avila maria à la cathédrale de Montréal future Marie Reine du Monde le 17 avril 1900 (le mardi de Pâques) Imelda Laura (Loulou) Lanctôt fille de Charles Benjamin Lanctôt et de Marie Aurélie Imelda Gauthier. L'officiant était l'archevêque de Montréal lui-même! (Cet acte est numérisé plus bas.) (Un article paru à la page un de La Patrie du 17 avril 1900 est numérisé plus bas.) (Le couple ne semble pas avoir eu d'enfants. Une chose est certaine, aucun n'est mentionné lors de son décès.)

Ce couple revient de son voyage de noces pour le St Lawrence Hall, rue 139 St James. À partir de 1902, on ajoute qu'ils ont une résidence d'été à Saint Vincent de Paul. Sa firme légale porte maintenant le nom de Pélissier et Wilson puisque son oncle Henri Césaire Saint-Pierre fut fait juge de la Cour supérieure de Beauharnois. En 1904-1905, la firme légale porte étrangement le nom de Pélissier, Wilson et Saint-Pierre alors qu'en 1906-1907, la firme porte de nouveau le nom de Pélissier et Wilson et Joseph Charles Avila est maintenant Conseiller du Roi.

En 1907, Joseph Charles Avila déménage à l'Hôtel Viger, rue Craig est (la résidence d'été est toujours à Saint Vincent de Paul.) Il est encore à cet hôtel en 1916-7, et a encore sa résidence d'été à Saint-Vincent-de-Paul. Il disparaît du Lovell pour l'année 1917-1918; réapparait l'année suivante pour disparaître à nouveau en 1920-1921. On le retrouve en 1921 à l'hôtel Windsor.

En 1907, sa firme comprend un nouvel associé, Guillaume Saint-Pierre, fils de son oncle Henri Césaire Saint-Pierre: le bureau devint donc Pélissier, Wilson et Saint-Pierre.

Guillaume Saint-Pierre quitta le bureau le 5 février 1921, pour un poste d'avocat à la Ville de Montréal; le 22 décembre 1922 Joseph Charles Avila fit de même, mais, dans son cas, pour un poste de juge de la Cour Supérieure!

Joseph Charles Avila devint membre du Parlement pour le comté de Laval en 1908. Il y demeura jusqu'en 1917.

Joseph Charles Avila décéda subitement à Montréal le 7 avril 1936 (mardi saint) et fut inhumé le 11 (samedi saint) à Saint Raphaël de l'Île Bizard. (Cet acte est numérisé plus bas.) Il était alors un juge très apprécié par ses collègues, comme en font foi les articles qui suivent et il vivait alors à l'hôtel Windsor. (Plusieurs articles parus dans La Patrie des 8, 9 et 12 avril 1936 sont numérisés plus bas.)




Le mariage de Charles Avila Wilson, neveu d'Henri Césaire

CARNET MONDAIN
wilson-Lanctôt

Ce matin, à sept heures et demie, a été célébré à la chapelle privée de l'archevêché, le mariage de Mtre C. A. Wilson, de la société Saint-Pierre, Pélissier et Wilson, avocats, avec Mlle Loulou Lanctôt, fille de M. C. R. Lanctôt, marchand de cette ville. Sa Grandeur Mgr l'archevêque Bruchési officiait et a, dans des termes très heureux, exprimé ses meilleurs souhaits aux nouveaux époux.

L'heureux couple est parti de la gare du Grand Tronc à huit heures et quarante pour un voyage d'une dizaine de jours à New York, Old Point Comfort, Washington, Philadelphie, etc.

Hier après-midi, la cérémonie "d'enterrement" a eu lieu au milieu d'un grand concours d'amis du "défunt" en la salle des réceptions privées du Saint Lawrence Hall. Il y avait environ une centaine d'amis du nouveau couple.

L'honorable sénateur Dandurand a fait en termes très délicats les souhaits d'usage auxquels a répondu avec une verve émue M. Wilson.

M. T. Cardinal a ensuite prononcé un très humoristique discours qui a provoqué l'éloquence toujours à point de Mtre H. C. Saint-Pierre C.R., senior associé du nouveau marié.

On a présenté une magnifique coutellerie à M. Wilson et une bourse très cossue pour lui permettre avec nos voeux une très agréable tournée de lune de miel.

A leur retour, M. et Mme Wilson auront leurs appartements au Saint-Lawrence Hall où ils recevront.

Mlle Lanctôt a reçu un grand nombre de riches cadeaux de la part de ses parents et amis.

Voici d'autre part la liste incomplète des souscripteurs aux cadeaux de M. Wilson:

Hon. sénateur Dandurand, Hon. sénateur J. P. R. Casgrain, Lomer Gouin, M.P.P., Arthur Plante, M.P.P., J. T. Cardinal, H. C. St-Pierre, Ernest Pélissier, J. A. Drouin, L. J. Decarle, Alphonse Décary, Camille Piché, E. H. Godin, G. A. Marsan, W. E. Mount, F. X. Roy, Edmond Brossard, J. L. Perron, J. A. Beaulieu, J. C. H. Dusseault, J. A. Paulhus, A. Bergevin, Dr. L. A. Gagnier, Georges Normandin, A. J. H. St-Denis, P. H. Proulx, P. C. Lacasse, J. A. Landry, Arthur Lapalme, H. A. Robert, Ernest Paquette, P. G. Mount, J. H. Lévesque, J. C. Gagné, E. E. Lépine, Amédée Bouchard, R. Dumouchel, G. L. Moncel, J. R. Delfosse, L. P. Normandin, J. Bélanger, J. N. Laprès, E. Champagne, J. J. Barry, W. Hayes, Godfroy Langlois, L. Pinsonneault, O. [illisible], P. B. Drouin, J. E. Hébert, V. Guertin, Albert Hudon, F. C. Laberge, Alp. Hébert, J. A. Christin, A. E. Beauvais, L. Larue, J. O. Lemay, P. Dubreuil, H. Guertin, J. B. C. Trestler, Thos. Sutton, J. H. Rainville, F. X. Benoit, B. Désilets, M. Thivierge, W. J. Wilson, Meunier & Meunier, J. B. A. Tison, J. C. Senécal, Hector Bisaillon, J. F. Senécal, P. Wilson, Thomas Proulx, A. Chrétien, Zauneg, M. Huot, Dr O. F. Mercier, Dr J. Warren, J. E. Migneron, Henri Lanctôt, Cr E. C. Campeau, Arthur Franchère, Zénon Fontaine, Emile Léonard, C. Laporte, J. M. Wilson, Edmond Hardy, C. Théoret, M. G. Larochelle, S. W. Jacob, M. J. Kerr, M. J. Cloran, L. W. Sicotte, Dr J. Desaulniers, C. P. Beaubien, P. A. Bégin, J. A. Labelle, M. Galard, A. E. Corriveau, E. D. Tétreault, Robert Rocher, D. Plourde, B. Benoit, C. Desaules, J. Bessette, Sévérin Letourneau, Joseph Demers, Ernest de Grosbois, C. Aubin, L. R. Beaudry, Camille Delfosse, Joseph Boyer, Elzéar Roy, J. A. Ouimet, J. Arthur Savignac, Echevin C. LeBeuf, Deligny Mathieu, J. A. C. Madore, Jos. Lanctôt.

Après le mariage qui a été célébré en la chapelle de Monseigneur l'archevêue, les mariés ont été accompagnés à la gare Bonaventure, d'où ils ont pris le convoi Delaware & Hudson.

Foule d'amis leur ont souhaité heureux voyage et heureux retour.

La Patrie, mardi 17 avril 1900, page 1


Le décès de Charles Avila Wilson, neveu d'Henri Césaire

LE JUGE WILSON MEURT SUBITEMENT DANS LA RUE

La Magistrature de la province de Québec vient d'être lourdement éprouvée par la mort de l'un de ses membres les plus distingués l'honorable juge Charles-A. Wilson, de la Cour Supérieure.

La mort l'a subitement surpris, hier après-midi, alors qu'il se rendait au Palais de Justice, après son diner. Il venait de quitter un restaurant de la rue Saint-Jacques, lorsqu'il s'affaissa tout-à-coup en face du numéro 14 de la même rue. Il a été frappé par une angine.

L'honorable juge Louis Loranger, son collègue de la cour supérieure, l'accompagnait. "Comment est ton rôle de juin?" lui demandait le juge Loranger. Le juge Wilson, se tournant vers lui, comme pour lui répondre, s'affaissa, en l'entraînant dans sa chute. On manda immédiatement l'ambulance de l'hôpital St-Luc. Lorsque le docteur Dupuis de l'hôpital arriva, la mort avait fait son oeuvre.


ENTOURE D'AMIS

Si soudaine que fut sa mort, le juge Wilson mourut entouré de ses amis. L'hon. juge Loranger, un collègue, un confrère et ami de toujours, était à ses côtés. M. le notaire Arthur Ecrément, qui survint lorsque le défunt s'affaissa, était lui aussi un ami de toujours. En effet, lorsque le défunt était député de Laval, à la Chambre des Communes, il avait siégé de 1908 à 1917 à côté de M. Ecrément, alors député de Berthier-Maskinongé. Ce dernier a aidé aux premiers soins que Me Rosario Genest, qui se trouvait également sur les lieux de la tragédie.

Madame Wilson est actuellement en croisière et elle ne doit arriver à New-York que durant la journée. Avertie par radiogramme elle a répondu qu'elle serait ici probablement ce soir. Le juge en chef de la Cour supérieure, l'hon. R.-E.-A. Greenshields a été douloureusement surpris en apprenant cette triste nouvelle, d'autant plus qu'il avait longuement causé avec le juge Wilson au Palais avant l'heure du diner. "C'est une perte", dit-il, "non seulement pour l'administration de la justice, mais pour la société toute entière".

Le juge Wilson, qui était un grand voyageur, est un des juges qui a présidé au plus grand nombre des causes célèbres en matières criminelles. Agé de 67 ans, il monta sur le banc, le 22 décembre 1922, mais depuis une dizaine d'années. Il s'occupait spécialement des Assises criminelles. Il était descendant d'Anthony Wilson, officier d'un régiment écossais, qui faisait partie des troupes expéditionnaires en Espagne et au Portugnal, sous Wellington. Son aïeul, John Wilson, naquit à Lisbonne en 1771 et émigra en Canada en 1820.

Il fit ses études au séminaire de Ste-Thérèse et son droit à l'Université Laval. Il fut admis au Barreau en 1895. Il avait épousé en avril 1900 Loulou-L. Lanctôt, fille de feu C.-B. Lanctôt, de Montréal. Il était membre des clubs St-Denis, Canadien et de Réforme. Il habitait à l'hôtel Windsor depuis une douzaine d'années.

Lui survivent, en plus de son épouse, un frère, M. Bruno Wilson, de la rédaction de la "Presse", et une soeur, Mme J. Boileau, de l'Ile Bizard, sa paroisse natale. Le corps repose temporairement aux établissements Vandelac, en attendant le retour de Mme Wilson.
La Patrie, mercredi 8 avril 1936, pages 3 et 26



La magistrature fait l'éloge du juge C.-A. Wilson

Le juge en chef Gustave Perrault en montant à la tribune ce matin a exprimé son regret de la mort subite du juge C.-A. Wilson. Au nom du barreau de langue anglaise M. J.-S.-B. McPherson a fait l'éloge du disparu.

Me Albert Théberge, C.R., a uni sa voix à ce concert de louanges et de vives sympathies adressées à la mémoire du grand juriste. "Le juge Wilson, dit-il fut reconnu comme un criminaliste des plus distingués. Sa fermeté, son jugement resteront longtemps un exemple vivant pour les jeunes avocats". Le juge Perrault a ajouté quelques mots pour déclarer que l'illustre magistrat serait difficilement remplaçable.

"Tous ceux qui l'ont approché ont senti dès le premier contact la sympathie qui se dégageait de sa personne. Ce fut une de ses grandes qualités, le souci qu'il mettait à guider tous ceux qui lui demandaient conseil.

En raison de la mort du juge C.-A. Wilson, toutes les audiences de la Cour Supérieure, ont été ajournées à demain.

Le juge Louis Philippe Demers, Doyen, a exprimé en l'absence du juge Grenshields, en voyage, les regrets de la magistrature; Me Bernard Bourdon, syndic du Barreau, a exprimé ceux du Barreau en l'absence de Me Arthur Vallée, retenu chez lui par la maladie.

Les juges suivants ont fait l'éloge ndu défunt: les honorables Curran, Duclos, McDougall, McKinnon, Denis et Casgrain.

La Patrie, mercredi 8 avril 1936, page 26


Cours criminelles ajournées à demain

Toutes les Cours criminelles, sauf les enquêtes, ont été ce matin ajournées à demain matin en signe de respect à l'occasion de la mort de l'honorable juges Charles A. Wilson.

Le juge Amédée Monet ainsi que Me Oscar Gagnon, avocat, ont fait l'éloge du juge Wilson avant l'ajournement.

La Patrie, mercredi 8 avril 1936, page 26


Le juge Wilson était le premier arivé et le dernier parti du Palais de Justice

Un libéra sera chanté, samedi matin, à 9 h. 45, à la basilique-cathédrale de Montréal, pour le repos de l'âme de l'honorable juge Charles-Avila Wilson, décédé soudainement mardi dernier.

La dépouille mortelle de M. Wilson est exposée chez Mme J. L. Barsalou, 525, rue Champagneur, à Outremont, d'où le convoi funèbre partira, samedi matin, à 9 h. 15 pour se rendre à l'église.

Aux témoignages de regrets et de sympathie de la part de la Magistrature et du Barreau que nous avons publiés, hier, viennent s'ajouter les suivants:

Me F. J. Laverty, C.R.: "Au nom des avocats de langue anglaise, je dois déclarer que la mort du juge Wilson fait disparaître de notre magistrature un homme qui en a respecté les plus belles traditions."

Me Alphonse Décary, C.R., confrère d'université du défunt: "Le juge Wilson fut un avocat distingué, un criminaliste averti, un politicien excellent, un juge distingué, un ami précieux."

L'hon. juge Surveyer: "Amoureux de son droit criminel, il était un de ceux qui le possédaient le plus à fond."

L'hon. juge Forest: "Charmant compagnon, grand voyageur, l'hon. juge Wilson aimait, durant ses voyages, à piloter ses amis dans les sites intéressants que le touriste néglige."

L'hon. juge Duranleau: "Ami, condisciple, confrère et collègue depuis le temps de mon université, le juge fut toujours un travailleur infatiguable."

L'hon. juge Mercier: "Assidu au travail... le premier arrivé et le dernier parti du Palais..., perte irréparable tant au civil qu'au criminel."

L'hon. juge Loranger: "Sa sévérité n'était qu'apparente, dictée qu'elle était par son grand sedns du devoir."

Le juge Amédée Monet: "Le juge Wilson a été peut-être le seul juge qui ait bien compris les responsabilités des juges de la Cour des Sessions de la Paix, pour lesquels il eut toujours un profond sentiment d'amitié."

La Patrie, jeudi 9 avril 1936, page 2


WILSON - A Montréal, le 7 avril 1936, à l'âge de 67 ans et 4 mois est décédé Charles Avila Wilson, juge de la Cour supérieure. La dépouille mortelle est exposée à la résidence de Mme J. L. Barsalou, 525, rue Champagneur, à Outremont. Le convoi funèbre partira samedi matin, à 9 h. 15, de chez Mme Barsalou, pour se rendre à la basilique-cathédrale de Montréal où un libéra sera chanté à 9 h. 45.

La Patrie, jeudi 9 avril 1936, page 16 [Jeudi-Saint]


UN ÉMOUVANT TÉMOIGNAGE DE SYMPATHIE À LA MÉMOIRE DU JUGE CHARLES-A. WILSON

Un émouvant témoignage de sympathie a été rendu hier matin [Samedi Saint; un jour où une messe ne peut pas être dite] à la mémoire du juge Charles A. Wilson, de la Cour Supérieure décédé mardi dernier et dont le Libéra s'est déroulé au milieu d'un immense concours de parents, de représentants de la magistrature, du Barreau, de la Chambre des Communes, de l'Assemblée Législative, du Sénat et du Conseil Législatif.

Bien avant le départ de nombreux amis et admirateurs du regretté défunt sont allés jeter un dernier regard sur la dépoouille exposée chez Mme Lionel Barsalou, 525 avenue Champagneur. Le défilé des automobiles est parti de ce dernier endroit à 9 h. 15 pour s'arrêter coin Université et Sherbrooke, pour se rendre à pied à la cathédrale où un Libéra fut chanté par Mgr A. E. Deschamps, évêque auxiliaire de Montréal qui fut assisté des chanoines A. Mousseau et Donat Binette.

Conduisaient le deuil M. Bruno Wilson, son frère; le sénateur Marcelin Wilson, M. J. M. Wilson, Me Guillaume Saint-Pierre, Me Regnier Brodeur, J. C. Wilson, Guy Wilson-Brodeur, Wilson Brodeur, J. R. Saint-Onge, Paul Wilson, Maurice Sénécal, le Dr Daniel Ladouceur, de Ste-Geneviève, cousins; M. J. A. Lanctôt, beau-frère; MM. Maurice et Marcel Lanctôt, J. Paul Boileau et Armand Boileau, neveux; MM. Fernand et Charles A. Bergevin, filleule.

Dans le cortège précédé de cinq landaus de fleurs on remarquait: les sénateurs Donat Raymond, J. P. B. Casgrain, Arthur Marcotte, l'hon. P. J. A. Cardin, ministre des Travaux Publics, l'hon. Fernand Rinfret, secrétaire d'Etat; l'hon. Honoré Mercier, ministre des Terres et Forêts, représentant le gouvernement provincial; l'hon. Victor Marchand, C.L.; l'hon. juge Alfred Duranleau, l'hon. juge Walsh, les juges Philippe et Joseph Demers, L.-J. Loranger, Jean-J. Denis, F.-J. Curran, Alfred Forest, J.-E.-C. Bumbray, J.-G. Magnan, Amédée Monet, A. Chase Casgrain, Errol McDougall, Gustave Marin, et J.-A. Robillard. Me Bernard Bourdon, syndic du Barreau, représentant Me Arthur Vallée, bâtonnier de la province; Me Gaspard Fauteux, M. E.-A.-B. Ladouceur, greffier de la Couronne et recorder de Pte-aux-Trembles, Me Maurice Dugas, le notaire Jules Godin greffier de la Cour de Sessions de la Paix; Paul Mercier, député de Saint-Henri; M. Taggart Smyth, Me Papineau Mathieu, Me Charles Laurandeau, Me L.-G. DeLorimier, M. Rosario Genest, Me J.-Wilfrid Pilon, Me Charles A. Bertrand, A.-A. McGee, C.R., Me Léon Faribault, Me René Duranleau, M. Aegidius Fauteux, conservateur de la bibliothèque municipale, le docteur Emile Simard, le notaire A. Ecrément, Jos. Bergeron, le notaire J.-B. Latour, M. T.-A. Longpré, maire de Ste Rose; Théodore Lévesque, Alfred Legault, J.-Y. Fortier, Marcel Gabzard, J.-C. Marchand, J.-M. Georges, Georges Hamilton, Mendoza Langlois, Paul Ouimet, W.-F. Bennett, le docteur I.-J. Kennedy, Edouard Bélanger, Achille Latrielle, le notaire J.-W. Lévesque, W.-A. Bonhomme, Laurent Bélanger, Raoul Théorêt, maire de l'île Bizard, le col. Alex. Maurois, Jean Mélançon, D.-A. MacDonald, L.-G. Beaubien, Wilfrid Bessette, recorder de la ville d'Outremont, Marcel Pinsonnault, Henry Philipps, L.-H. Pinsonnault, T.-A. Filtzpatrick, J.-A. Trudeau, le notaire René Morin, R. DeSerres, Odilon Malépart, A.-A. Larocque, le docteur Emile Ostiguy, Maurice Trudeau, Jacques Rolland, F. Hackett, Victor Gaudet, directeur de la poste à Montréal; Elzéar Beauregard, Frank Callaghan, S.-A. Baulne, Gaston Laurendeau, Georges Pigeon, Edmond Robert, L.-Alphonse Ouimet, Paul Benoit, Jacques Mercier, T. Roncarl, Armand Boileau, R. Panet-Raymond, B. Panet Raymond, Maurice Lalonde, Ernest Langlois, grand connétable; M. René Chenevert; Me Paul Désy; Me Emile Bruchési; A. Monast; Dr A. Chevrier, de Saint-Lambert; le Révérend Père J.-A. Roy, curé d'Outremont, M. Paul Benoit, Me Lionel Côté, M. Lorenzo Bélanger, M. J.-Aldéric Raymond, M. Albert Miraglia, M. Arthur Dupré, M. Paul Gélinas, M. Fred. Bouillon, Me J.-Léon Pouliot, M. Arthur Lemieux, M. Edmond Désaulniers, M. John J. Lomax, M. Emile Chaput, M. G.-E. Depocas, M. l'inspecteur Maranda, M. René Lefebvre, le capitaine Taché et nombre d'autres.

La famille a reçu une grande quantité de télégrammes et cartes de condoléances ainsi que d'offrandes de fleurs, et télégrammes.

L'Inhumation a eu`lieu à l'Ile Bizard.

Les photos ci-dessus [non incluses] ont été prises, hier matin (samedi), à l'occasion du Libéra à la mémoire de l'honorable juge C.-A. Wilson. - (1) De gauche à droite: Me J.-W Lévesque, notaire; l'hon. Victor Marchand, conseiller législatif; M. Maurice Lanctôt, neveu; M. Bruno Wilson, frère du défunt; l'hon. sénateur Joseph-Marcellin Wilson, cousin; Me Guillaume Saint-Pierre, cousin. (2) L'hon. juge Alfred Forest, de la Cour supérieure; l'hon. A.-Chase Casgrain, de la Cour supérieure; l'hon. Errol McDougall, de la Cour supérieure; Me Rosario Genest, professeur de droit à l'Université de Montréal. (3) M. le juge Gustave Marin, de la Cour des Sessions de la Paix; M. Geo. Hamilton, l'hon. juge Louis Boyer, de la Cour supérieure; l'hon. Fernand Rinfret, Secrétaire d'Etat; Me Paul Mercier, député de Montréal-Mercier, à la Chambre des Communes. (4) M. Aegidius Fauteux, conservateur de la bibliothèque municipale; M. S.-A. Baulne, Me Charles-Auguste Bertrand, Me Papineau Mathieu, président du Cercle des Avocats de Montréal; Me Guillaume St-Pierre. (5) Une partie du cortège qui accompagnait le corbillard. On remarque les nombreux parents du regretté défunt. (Photo la "Patrie").

La Patrie, dimanche 12 avril 1936, page 24 [Pâques]


Documents numérisés ou transcrits

  1. Baptême de Joseph Charles Avila Wilson à Saint-Raphaël de l'Île Bizard (10 décembre 1869)



    Le dix Décembre mil huit cent soixante et neuf, nous prêtre soussigné, vicaire de cette paroisse avons baptisé Joseph-Charles Avila, né le même jour du légitime mariage de Antoine Stanislas Wilson, cultivateur, et de Odile Brayer dite St Pierre de cette Paroisse. Le parrain a été François Xavier Wilson et la marraine Zéphirine Brayer dite St Pierre qui, ainsi que le père, ont signé avec nous.


  2. Mariage de Charles Avila Wilson et de Marie Laura Charlotte Imelda Lanctôt en la paroisse Saint Jacques de Montréal (17 avril 1900)



    Le dix-sept avril mil neuf cent, vu la publication d'un ban de mariage au prône de l'église paroissiale de Saint-Jacques à Montréal, comme il appert par le certificat de M. l'abbé René Rousseau, vicaire de la dite paroisse, vu aussi la dispense de la publication des deux autres bans et celle du temps prohibé accordées par Nous, archevêque de Montréal, à Charles Avila Wilson, avocat, domicilié sur la paroisse de Saint-Jacques à Montréal, fils majeur d'Antoine Stanislas Wilson, cultivateur, et d'Odile St-Pierre, de la paroisse de Saint-Raphael de l'Ile Bizard d'une part; et à Marie Laura Charlotte Imelda Lanctôt, fille majeure de Charles Benjamin Lanctôt, marchand, et d'Imelda Gauthier, de la paroisse de Saint-Jacques à Montréal, d'autre part, ne s'étant découvert aucun empêchement ni opposition au mariage, nous, soussigné archevêque de Montréal avons reçu le mutuel consentement de mariage des parties en présence d'Antoine Stanislas Wilson, père de l'époux et de Charles Benjamin Lanctôt, père de l'épouse qui ainsi que les époux, ont signé avec nous, lecture faite.


  3. Sépulture de Charles Avila Wilson à Saint Raphaël de l'Île Bizard (11 avril 1936)



    Le onze avril mil neuf cent trente-six, nous soussigné avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Jean J. Charles Avila Wilson, juge de la Cour Criminelle, de Montréal, époux de Imelda Lanctôt décédé le sept dernier à Montréal, âgé de soixante six ans, trois mois et vingt-huit jours, muni des sacrements de la Ste Eglise des mains de l'abbé Paul Rolland, de Notre-Dame de Montréal. Etaient présents Bruno Wilson, son frère, et Rod. P. J. A. Roy C. S. V. soussignés. Lecture faite.



Caveau du juge Wilson au cimetière

  1. Vue de face:


    HONORABLE C. A. WILSON

    Photo de Raymond Aubry (25 septembre 2006) fournie par Éliane Labastrou (19 novembre 2011)


  2. Plaque à notre gauche de la porte d'entrée du caveau:


    IMELDA LOULOU LANCTÔT
    ÉPOUSE DE
    L'HONORABLE JUGE C.A. WILSON
    DÉCÉDÉE
    À POINTIS INARD FRANCE
    LE 6 OCTOBRE 1948
    ÂGÉE DE 73 ANS
    R. I. P.

    Photo de Raymond Aubry (25 septembre 2006) fournie par Éliane Labastrou (19 novembre 2011)


  3. Plaque à notre droite de la porte d'entrée du caveau:


    L'HONORABLE C.A. WILSON
    JUGE DE LA COUR SUPERIEURE
    DÉCÉDÉ
    À MONTRÉAL LE 7 AVRIL 1936
    ÂGÉ DE 66 ANS
    R. I. P.

    Photo de Raymond Aubry (25 septembre 2006) fournie par Éliane Labastrou (19 novembre 2011)



Recensement de 1911 au village Saint Vincent de Paul (sous-district no 1), Laval (District 178) (7 et 8 juin), page 8:

Wilson, Charles AvilaMasculinchefMariéDéc. 187040 ans
Wilson, LoulouFémininepouseMariéejuillet 187734 ans
Desmarais EugenieFémininDomestiquecélibatairesept 188427 ans





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 21 septembre 2013
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