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Le monument Nelson

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en novembre 1884.


    LE BON VIEUX TEMPS

    Le monument de Nelson.

  1. Le monument de Nelson

    La nouvelle de la mort de l'amiral Nelson arriva à Montréal pendant l'hiver 1805. Nos compatriotes d'origine anglaise résolurent de lui élever un monument sur une places publiques. Un comité fut organisé pour obtenir des souscriptions et il ne tarda pas à obtenir la somme nécessaire. Les souscripteurs créèrent un comité composé de Sir Alexander McKenzie, MM. Thomas Forsyth et John Gillespie qui se rendirent à Londres pour faire préparer les plans du monument. Les magistrats qui dirigeaient alors les affaires municipales de Montréal obtinrent du gouverneur en chef Sir J. Craig, un lopin de terre à la tête de la Place du Nouveau Marché pour le site du monument.

    La pierre angulaire fut posée le 17 août 1809.

    Les ornements qui décoraient les panneaux sur les quatre faces du socle étaient en pierre artificielle inventée par Ocade et Sealy de Londres, qui exécutèrent eux-mêmes les magnifiques bas-reliefs, représentant les batailles navales auxquels le héros avait assisté.

    Le fût de la colonne a cinquante pieds de haut et cinq pieds de diamètre. Le chapiteau est dans l'ordre dorique. La statue de l'amiral Nelson a une hauteur de huit pieds. Le héros est dans l'attitude qu'il avait au moment où il a été tué pendant la bataille de Trafalgar. La statue est sculptée dans la même composition que les bas-reliefs. Les journaux du temps nous assurent que la ressemblance de la figure est des plus frappantes.

    Autrefois le monument était entouré par huit pièces de canons plantées en terre par la culasse et reliés ensemble par des chaînes. Ils avaient été données par sir Gordon Drummond, commandant en chef des forces de Sa Majesté en Canada.

    Les bas reliefs ne résistèrent pas au climat et en 1871 un plâtrier de cette ville, M. Baccerini, fut chargé de les refaire en ciment sur l'ancien modèle.

    Le coût du monument, lorsqu'il fut fini, a été de £1,300 dont £523 pour la maçonnerie. Les ornements ont coûté £468.12; le dessin, les plans et devis £58.1; le grillage qui a disparu depuis 25 ans £66.18.11.

    La Patrie, jeudi 27 novembre 1884, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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