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Rivières à Montréal

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en décembre 1884.


    LE BON VIEUX TEMPS

    La petite rivière de la rue Craig. - Un singulier aubergiste.

  1. Les routes menant à la campagne vers 1820

    En 1820 il y avait à Montréal cinq routes qui conduisaient à la campagne: les rues Ste-Marie, St-Laurent, St-Antoine, St-Joseph et Wellington.

  2. La petite rivière de la rue Craig jusqu'en 1865

    Le jardin Viger était alors un marécage où croupissaient des eaux verdâtres et d'où s'élevaient les psalmodies d'une légion de grenouilles accompagnées par les basses puissantes des oua-ouarons. Les rues du faubourg Québec ne s'étendaient pas au-delà de la petite rivière.

    L'étendue de terrain occupée aujourd'hui au nord par les rues Campeau, Jacques-Cartier, Panet, Amherst, Wolfe, Montcalm, Maisonneuve, Plessis, Visitation, jusqu'à l'avenue Colborne étaient de riches fermes appartenant à E. Campeau, Toussaint Dufresne, Pierre Monarque, Jos Papineau, W. Logan, le Docteur Blake, Dame Veuve Ethier, l'honorable John Johnson, baronet, Charles Demers, Dame Veuve Coyteux, Louis Dufresne et Thomas Fortier.

    La rue Panet fut perçée en 1801 sur le terrain appartenant à l'honorable P. L. Panet.

    La rue Craig, dont le nom figure sur un plan de Montréal dressé en 1825, était sur les bords d'une petite rivière qui avait tout au plus une largeur d'environ vingt pieds. Ce cours d'eau décrivait plusieurs méandres dans la partie-ouest de la ville, elle suivait la petite rue St Antoine et remontait près de la brasserie Dow, et recevait aux Tanneries les eaux de plusieurs ruisseaux descendant des terrains élevés près de la côte St Luc.

    La petite rivière de la rue Craig, dont le lit est devenu le grand égoût collecteur de Montréal, coulait entre des rives peu poétiques. Ses ponts étaient des constructions grossières, dont la charpente offrait des lignes sans harmonie.

    Les eaux de la petite rivière étaient toujours troublées et charroyaient les immondices d'une partie de la ville. C'est là où l'on vidait les vieilles paillasses, où l'on jetait les rebuts du ménage. Les écoliers s'y promenaient sur de petits radeaux et y pêchaient des "cloches". Les eaux de la petite rivière grossissaient tous les printemps et enlevaient tous les détritus amassées sur sa grève.

    Plusieurs ponts traversaient ce cours d'eau, le premier était à l'entrée de la petite rue St-Antoine; le deuxième à la rue Frobisher, (aujourd'hui rue Radegonde); le troisième à la rue Bleury; le quatrième à la rue St François Xavier; le cinquième à la rue St Urbain; le sixième à la rue St Laurent; le septième à la rue St Gabriel; le huitième à la rue St Constant; le neuvième à la rue St Elizabeth et le dixième à la rue Sanguinet.

    La rue Craig ne s'étendait pas plus loin que cette dernière rue.

    La petite rivière se vidait dans le St-Laurent, près de l'avenue Colborne. En 1846, elle disparut pour entrer dans le premier tunnel de la rue Craig.

    Cette année-là, la rue fut continuée jusqu'à la rue Campeau avec une largeur de 80 [?] pieds. De 1853 à 1867 la rue Craig s'étendit graduellement jusqu'à l'avenue Colborne.

  3. La petite rivière de la pointe à Callières jusqu'en 1865

    Il existait une autre petite rivière dans la partie-ouest de Montréal. Celle-ci était une branche de la rivière St Pierre qui traversait la ferme St Gabriel, le jardin du vieux Collège, passait par la rue McGill, le marché St Anne et avait son effluent près de l'édifice de la douane, près d'une langue de terre qui s'appelait la pointe à Callières.

    Ce cours d'eau dans le printemps était navigable pour les canots et les bateaux jusqu'à la rue McGill. Aujourd'hui cette petite rivière est un des principaux égouts collecteurs de la partie-ouest de la ville.

  4. L'aubergiste John James White vers 1825

    Vers 1825 il y avait au coin de la rue St-Laurent et de la rue Ste-Catherine un marchand nommé John James White. White tenait une auberge et un magasin d'épiceries.

    Il avait pendant quinze années réussi à vendre des boissons sans licence sans être incommodé par les autorités.

    White faisait payer l'amende à tous les Canadiens qui ne s'étaient pas pourvus d'une licence. Un jour une de ses victimes logea contre lui une plainte devant les juges de paix et les magistrats furent stupéfaits en apprenant que le nom de White ne figurait pas depuis quinze ans sur la liste des aubergistes licenciés.

    Les licences en 1825 coûtaient eulement $17.50.

    La Patrie, mardi 23 décembre 1884, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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