Mes racines / my roots

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Rues, etc en 1816

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en décembre 1884.


    LE BON VIEUX TEMPS

    Nos rues - Notre corporation de 1820 à 1836 - La monnaie.

  1. Quelques rues de Montréal en 1820

    En 1820 la division des rues dans le centre de la ville était à peu près le même qu'aujourd'hui.

    La rue principale d'affaires était la rue St Paul où se trouvaient les marchands de gros et les commerçants de confections pour les voyageurs. A l'extrémité Est de la rue St-Paul, près de la place Dalhousie, il y avait une porte avec un corps de garde au-dessus. Une sentinelle était toujours en fonction près de cette porte. C'était alors ce qui restait des anciennes fortifications.

    La rue Notre-Dame en 1820 n'avait que 30 pieds de large, mais l'harmonie de sa ligne était brisée par la présence de l'ancienne église paroissiale dont la façade s'avançait au milieu de la place d'Armes. Les résidences de l'aristocratie canadienne étaient situées sur cette rue où il n'y avait alors que trois ou quatre magasins. Les vieilles maisons qui existent aujourd'hui sont celles de l'hon. John Forsyth, aujourd'hui une carosserie entre la rue Bonsecours et la rue Claude, l'ancienne maison du gouvernement, (aujourd'hui la faculté de médecine de l'Université Laval), le vieux séminaire des messieurs de St Sulpice et une vieillle maison au coin de la rue St Pierre.

    La rue St Gabriel, entre la rue Notre-Dame et la rue Craig n'avait que deux maisons qui sont encore debout aujourd'hui. C'étaient les résidences de MM. Benjamin Beaubien et David Ross, deux avocats célèbres du temps. Ces maisons sont aujourd'hui les bureaux du gouvernement local et l'Ecole de Dessin, en face du Champ de Mars.

  2. Notre corporation de 1820 à 1836

    Le gouvernement civique de Montréal était, il y a cinquante ans, administré par des juges de paix, nommés par le gouverneur de la province. En 1825 il y avait quarante six magistrats qui avaient le pouvoir de prélever des taxes et des cotisations pour payer les dépenses de la ville, et de passer des règlements pourvu qu'ils ne fussent pas en conflit avec les statuts impériaux. Pendant une courte période les affaires municipales étaient dirigées par un maire et des conseillers. Un acte passé par la législature provinciale en 1832 constitua Montréal en corporation et transporta l'autorité des magistrats au conseil de ville, mais en 1836, la charte de ville étant expirée, le gouvernement civique passa de nouveau entre les mains des juges de paix.

    La ville était alors représentée dans le parlement provincial par quatre députés. Il n'y avait que deux divisions électorales l'Est et l'Ouest. Ces divisions envoyaient chacune deux députés à l'Assemblée Législative.

  3. Les monnaies en circulation en 1820

    Les monnaies en circulation à Montréal en 1820 étaient: le souverain, le demi-souverain, la couronne (crown), le chelin, le demi chelin, le penny, le demi penny. La Banque de Montréal émettait une monnaie fractionnelle d'un sou et d'un demi sou, cette monnaie s'appelait token.

    Parmi les pièces de monnaie étrangères nous devons mentionner la pistole une vieillle pièce française valant dix francs, anciens cours, et la portugaise une pièce d'or valant $8.

    Il fallait en ce temps-là cent vingt sous pour faire une piastre.

    La Patrie, mercredi 24 décembre 1884, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 28 novembre 2018
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