Mes racines / my roots

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L'esclavage, cimétière des noirs, etc.

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en février 1885.


    LE BON VIEUX TEMPS

    L'esclavage à Montréal - Le cimetière des nègres - Le plus ancien régistre de la cour criminelle - Le plus ancien document du greffier de la paix, etc.

  1. Un esclave à Montréal en 1835

    Hier, en fouillant les archives de la Cour supérieure, j'ai trouvé un procès relatif à l'esclavage dans la province de Québec en 1768. Ce matin M. Schiller, greffier de la Couronne, me disait que vers 1835 il a connu un esclave à Montréal, probablement le dernier de la province. C'était un nègre âgé d'environ soixante ans, avec la chevelure toute blanche. Ce nègre appartenait à M. James McGill Desrivières qui résidait dans une maison formant l'encoignure des rues Craig et St Urbain. L'esclave canadien n'était pas traité par son maître comme celui dépeint par Mme Harriet Beecher Stowe dans la Case de l'Oncle Tom. Son travail n'était pas pénible et sa condition n'était pas abjecte comme celle des noirs dans le Sud. L'esclave de M. Desrivières était considéré comme l'enfant de la maison.

  2. Le cimetière des Noirs à Montréal en 1800

    A propos d'esclaves, je dois dire que le cimetière des nègres à Montréal en 1800 était un lopin de terre situé au coin des rues St Jacques et St Pierre, précisément à l'endroit où est bâti le Mechanic's Institute.

  3. Vieux régistre de procès-verbaux de 1785 à 1804

    Le régistre le plus ancien du département du greffier de la Couronne conservé dans les voutes du palais de justice, est un vieux volume de trois cents pages, à la reliure grillée dans un incendie.

    Ce livre comprend les procès-verbaux de la Cour des Commissaires de la Paix à Montréal de 1785 à 1804.

    La première séance mentionnée dans le volume est celle de mardi, le 23 août 1785, sous la présidence de MM. Benjamin Frobisher, Pierre Guy et James Finlay. On y a entendu la cause de Samuel Adams et sa femme contre John McNeil, accusé d'avoir proféré des menaces contre les demandeurs. Les défendeurs ont été acquittés, mais la cour leur a conseillé de ne pas renouveler leurs menaces.

    La deuxième cause, qui a été entendue le lendemain, est celle de Bonaventure Viger contre le sieur de la Brocquery et Auguste Quintal.

    Les défendeurs ont été condamnés à l'amende pour avoir laissé errer sept cochons.

    Le document le plus ancien se rattachent aux greffe de la paix est un bref de sommation dans la cause de Nicolas Prud'homme, sous-voyer, demandeur contre J. B. Monet, Jean Baptiste Gougeon et autres de la Côte St-Luc.

    Le papier est daté le 11 juillet 1780 et signé par Jacques Lemoine, un des commissaires de la paix et J. Burke, greffier de la paix. Les défendeurs étaient accusés d'avoir négligé de réparer les clôtures de leur champs à la Côte St-Luc.

    Les frais de la cour ont été taxés à 9 francs 12 sous.

    Il existe beaucoup de lacunes dans les archives du palais de justice de Montréal parce que deux fois il a fallu les sauver dans des incendies, le palais de justice ayant été incendié le 17 juillet 1844 et en 1801.

  4. Le palais de justice incendié en 1801

    Le palais de justice qui a été détruit par le feu en cette dernière année était situé au coin des rues Notre-Dame et St-François Xavier, en face de l'extrémité Ouest du Cabinet de Lecture Paroissial. A l'incendie de 1844, tous les procès-verbaux des sessions hebdomadaires et spéciales de la paix ont été détruits.

  5. Vieux dossiers légaux de 1768 à 1778

    Il y a des naivetés extraordinaires dans les vieillles paperasses de la Cour des Plaidoyers communs, ainsi, en tête d'une déclaration datée le 12 février 1778 je vois:

    Bazil Proulx -demandeur contre Germain Maugener, le marie de Josephte Legault son épouse, défendeurs.

    L'orthographe et le style des avocats étaient déplorables. Les avocats dont les noms figurent le plus souvent dans les dossiers de 1768 à 1778 sont Pierre Panet, Mézières, Foucher et Sanguinet.

    Sanguinet avait la calligraphie la plus négligée et l'orthographe la moins soignée.

    Voulez-vous un procès verbal d'huissier en voici un:

    Je soussigné Sertifie avoir Signifié La Présente à la Pointe Claire, Métant Exprès transporté au domicile De la femme du défendeur, En parlent à sa Personne au quel n'en ygnore et se Du même Jour que la Présente Ma été Remi à trois heures après midis Samedix 7e Jour de février 1778.

    par moy MANTAS.

    La Patrie, jeudi 5 février 1885, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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