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Les cloches de Notre-Dame

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en février 1885.


    LE BON VIEUX TEMPS

    Les dix cloches et le bourdon de Notre-Dame - L'Opéra Français à Montréal en 1843.

  1. Les dix cloches de la tour Est de l'église Notre-Dame: 1843

    Les dix cloches qui sont suspendues dans la tour de l'Est de l'église Notre-Dame ont été posées dans le mois de juillet 1843.

    La bénédiction de ces cloches s'est faite le jour de la St-Pierre, jeudi 29 juin 1843, avec une pompe extraordinaire, au milieu d'un grand concours de personnes de tout âge et de toutes croyances.

    Un journal de l'époque dans son compte-rendu de la cérémonie dit:

    Bientôt la musique se fait entendre, les parrains et les marraines sortirent de la sacristie, précédés des habillements des cloches que portaient des enfants de choeur et tous furent se placer vis-à-vis de leur cloche respective. Ces habillements consistaient en magnifique velours et drap d'or fleuri, importé de France, pour chapes, chasubles, dalmatiques et en tulle et dentelle brodées à l'aiguille ou au tambour.

    Une des cloches porte des habillements de deuil et annonce, hélas! que le donateur n'est plus. Le Revd M. Roupe fit un sermon approprié à la cérémonie qui commence immédiatement après le chant des psaumes et un air d'orchestre.

    Voici la liste des parrains et des marraines:
    1er cloche - M. Quiblier, seul, représentant le séminaire de Montréal;
    2e cloche - M. et madame Furnies;
    3e cloche - M. et madame Donegant;
    4e cloche - M. et madame O. Berthelet;
    5e cloche - Madame veuve Quesnel, étant représentée par M. Fre Aug. Quesnel et madame A. Laframboise;
    6e cloche - M. et madame Hubert Paré;
    7e cloche - M. L. S. Parent, curé de Repentigny, seul;
    8e cloche - M. Jean Bruneau, ne pouvant assister, s'était fait remplacé par deux de ses jeunes enfants;
    9e cloche - M. Maurice Laframboise et Delle Elmire de Rocheblave;
    10e cloche - M. Augustin Perrault, représentant M. et Mme Bouthillier, qui n'ont pu venir de Kingston pour cette cérémonie.

    Les habillements des cloches coûtaient £400 partagés entre les donateurs. La cloche de M. Quesnel, en deuil de son donateur, portait en outre un échantillon de velours coupé d'après une pièce, dont la veuve avait fait cadeau à la fabrique. Les cloches ont coûté avec leur battan et leur monture près de $1900. Si on y ajoute le fret, l'assurance, l'échange, frais de douane, les emblèmes et les lettres gravées sur leur surface et enfin les habillements, tout cela doit en porter le prix à près de $2,750.

    Quand on sonne les dix cloches de Notre-Dame elles forment une harmonie si complète qu'on peut s'en servir pour exécuter les airs de musique les plus variés.
    La 1e du poids de 6011 livres sonne do ténor
    La 2e du poids de 3633 livres sonne ténor
    La 3e du poids de 2730 livres sonne mi ténor
    La 4e du poids de 2114 livres sonne fa ténor
    La 5e du poids de 1631 livres sonne sol ténor
    La 6e du poids de 1463 livres sonne la ténor
    La 7e du poids de 1200 livres sonne si ténor
    La 8e du poids de 1093 livres sonne do octave
    La 9e du poids de 924 livres sonne octave
    La 10e du poids de 897 livres sonne mi octave

  2. Le fonte du gros bourdon de l'église Notre-Dame en 1847

    Le gros bourdon dans la tour de l'Ouest, pèse 24,780 livres, i[?] est haut de six pieds et, à son ouverture, son diamètre est de 8 pieds 7 pouces. L'histoire de cette grosse cloche est écrite dans la légende suivante:

    ANNO DOMINI 1847
    FUNDATAE MARIANAPOLIS 202.
    PII P. P. IX PONTIFICATUS 1.
    REGNI VICTORIAE BRITANNIAEUM 10.
    EX PIISSIMO MERCATORUM, AGRICOLOEUM ARTIFICUMQUE MARIANOPOLITENSIUM DONO.

    C'est à dire: que j'ai été fondu l'année 1847 de l'ère chrétienne, la 202ème depuis la fondation de Montréal, le 1re du pontificat de Pie IX, la 10ème du règne de Victoria, Reine d'Angleterre, je suis le don des marchands, des agriculteurs et des artisans de Ville-Marie.

    Il est orné des images de la Ste Vierge, de St Jean Baptiste et d'un médaillon portant l'emblème de l'agriculture, du commerce et de l'industrie.

    Plus bas on lit:

    CAROLUS ET GEORGIUS MEARS
    Londini fecerunt

    Charles et Georges Mears m'ont fondu à Londres.

  3. L'Opéra Français à Montréal en 1843

    Dans le bon vieux temps nos pères assistaient aux représentations de l'Opéra Français. Les artistes venaient très rarement à Montréal, mais à chacune de leurs soirées le Théâtre Royal était bondé.

    N'allez pas ajouter foi aux personnes qui nous disent que l'opéra français était inconnu inconnu à Montréal avant l'arrivée d'Aimée.

    Ouvrez les journaux de 1843 et vous verrez que le 13 et 14 août de cette année les dilettantes se sont portés en foule à la représentation des Diamants de la Couronne et du Chalet.

    Il y avait deux prima donna à l'opéra comique de Paris, Mademoiselle Calvé et Mme Lecourt; deux ténors, Lecour, et Richer; 2 basses, Blés et Bernard, deux ténors comiques Mathieu et Dessonville.

    La compagnie d'opéra français eut à Montréal un succès éclatant. La Minerve du temps parle des artistes dans les termes les plus flatteurs et annonça les représentations trois semaines d'avance par des réclames à quadruple détente.

    La Patrie, vendredi 6 février 1885, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 28 novembre 2018
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