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Explosion du vapeur Lord Syndenham

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en février 1885.


    LE BON VIEUX TEMPS

    L'explosion du Lord Sydenham - Le premier télégraphe - Inauguration du chemin de fer de Lachine - Les premiers essais photographiques à Montréal. etc. etc.

  1. L'explosion d'une chaudière du vapeur Lord Sydenham le 16 octobre 1846

    L'habitude dangereuse de faire des courses entre les vapeurs de lignes rivales entre Montréal et Québec, fut cause de plusieurs accidents. L'un des accidents les plus graves fut celui arrivé au vapeur Lord Sydenham.

    A une heure du matin, le 16 octobre 1846, le vapeur Lord Sydenham venait de laisser le Fort St-François, lorsqu'une détonation épouvantable se fit entendre. L'une des chaudières, celle de tribord, avait fait explosion, répandant la vapeur et l'eau bouillante sur 30 ou 40 passagers de l'avant, qui se trouvaient dans les environs. Heureusement l'explosion a eu lieu au-dessous de la chaudière, car si l'ouverture s'était faite dans le côté ou au-dessus, les conséquences auraient été plus terribles.

    Le Rowland Hill, qui était à une petite distance derrière, vint au secours du Lord Sydenham. Celui-ci l'aborda une demi-heure après et les passagers furent transportés à bord. Les blessés ont reçu les soins des docteurs Rousseau et Richardson.

    Deux chauffeurs et deux autres personnes moururent des suites de leurs blessures.

    Quarante personnes, la plupart des immigrés, horriblement ébouillantées furent transportées aux hôpitaux de Montréal.

    Les experts du temps, l'ingénieur Parkya en tête, n'ont jamais pu trouver la cause de l'explosion de la bouilloire du Lord Sydenham, où il n'y avait que 16 livres de vapeur au moment de l'accident.

    Observons ici qu'en 1846 les courses se faisaient régulièrement entre le Montréal et le Québec, le Lord Sydenham et le Rowland Hill. On surmenait les machines et on jetait dans les fournaises les combustibles les plus ardents.

  2. Premières communications télégraphiques entre Buffalo et New York en septembre 1846 et Montréal et New York en octobre 1847

    Pendant les années 1846 et 1847, la science s'avança rapidement à pas de géants dans la voie du progrès. On perfectionnait les machines à vapeur et l'éclairage au gaz, on établissait les premières lignes de chemin de fer et de télégraphe, et la photographie livrait son secret à l'industrie.

    Lisons quelques pages dans les annales du temps;

    Le 9 septembre 1846, à une heure, a eu lieu la première communication électrotélégraphique entre les côtes de l'Océan Atlantique et les bords du lac Erié, entre New York et Buffalo, par Troy, Albany, Utica, Syracuse, Auburne et Rochester.

    Samedi soir, le 23 octobre 1847, dit l'Argus d'Albany, New York et Montréal conversèrent ensemble au moyen du télégraphe électrique, le circuit de l'électricité allant directement d'une ville à l'autre, par une distance d'environ 1000 milles. Québec aurait pu être de la partie si son bureau n'eût été fermé pour la nuit. C'est cependant l'entretien le plus à distance qu'on ait eu jusqu'à présent.

    Quelques années plus tard les deux Canadas étaient couverts par un immense réseau de fils télégraphiques.

    C'est pendant l'année 1848 que l'on construisit le premier pont suspendu aux chutes Niagara.

    Ce fut pendant la même année, le 1er novembre, que fut inauguré un des plus beaux édifices du continent, celui de la banque de Montréal, sur la Place d'Armes.

  3. Inauguration du chemin de fer entre Montréal et Lachine le 19 novembre 1847

    Le chemin de fer entre Montréal et Lachine fut inauguré à une heure de l'après midi, vendredi le 19 novembre 1847. Son Excellence Lord Elgin, dont le souvenir est toujours resté cher aux patriotes, présida la cérémonie à laquelle 250 personnes avaient été invitées. En se rendant à Lachine, le premier train fit le trajet (8 milles) en 21 minutes. En revenant le voyage fut accompli en 18 minutes.

    La construction de la voie ferrée avait été commencée le 1er mai de la même année.

    La locomotive de la pesantur de 18 tonneaux avait été faite à Philadelphie et transportée à Montréal par un petit vaisseau américain par les canaux de Whitehall et de Chambly et remorqué par le vapeur Richelieu. Le petit bâtiment resta trois jours dans notre port.

    Le pavillon américain flottait à son mat, spectacle qui épata les Montréalais, car c'était la première fois que le drapeau étoilé était arboré dans nos eaux.

    Après la cérémonie d'inauguration il y eut un somptueux banquet servi à l'Hôtel Donegana. Les discours de circonstance furent prononcés par l'honorable Ferrier, président de la compagnie du chemin de fer et Lord Elgin.

    Après le banquet, le gouverneur général et Lady Elgin allèrent poser devant l'objectif de M. Doane qui avait ouvert sur la Place d'Armes le premier atelier de photographie à Montréal.

    A cette époque on travaillait activement à la construction du chemin de fer Canada et Atlantique dont le terminus était à Longueuil.

    Le 24 novembre 1847, on ouvrait les listes de souscriptions pour la construction du chemin à rails de bois entre Lanoraie et le village de l'industrie.

    Parmi les zélateurs et les actionnaires de l'entreprise étaient MM. Joliette, Peter Charles Loedel, Gaspard de Lanaudière et A. J. Voyer.

    La Patrie, jeudi 19 février 1885, page 4.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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