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Incendies de 1852

Le bon vieux temps

D'après des articles parus dans le journal La Patrie en mars 1885.


    LE BON VIEUX TEMPS

    L'incendie de 1852. - L'ancien évêché et l'ancienne cathédrale.

  1. Les incendies du 8 juillet 1852

    En 1852 Montréal fut ravagé par un horrible incendie qui détruisit près de la moitié de ses maisons, l'incendie le plus considérable que nous ayons encore consigné dans nos annales.

    Le feu éclata le 8 juillet, à neuf heures du matin dans un bâtiment en arrière de la rue Ste Catherine, entre les rues St Laurent, et St Dominique et exerça ses ravages dans la partie est de la ville jusqu'à onze heures le lendemain matin. Il faisait ce jour-là une température de 95º à 100º à l'ombre et le service de l'aqueduc était complètement nul.

    Les pompes à bras, le Protector et le Voltigeur arrivèrent les premières sur le terrain.

    Les pompiers attachèrent un boyau à la borne fontaine la plus rapprochée qui était en face du marché Saint-Laurent, mais ils ne trouvèrent pas assez d'eau pour lancer le moindre filet sur le bâtiment embrasé. Les flammes se propagèrent avec une rapidité effroyable, trouvant un aliment facile dans les toitures en bardeaux et les constructions en bois du voisinage. Une demi-heure après le commencement de l'incendie on perdit tout espoir d'arrêter le progrès du feu qui s'étendait jusqu'au jardin Viger, ne laissant qu'une immense forêt de cheminées et de ruines fumantes sur le terrain occupé par les rues Ste-Catherine, Ste-Elizabeth, des Allemands, St-Constant, St-Dominique, St-Denis, Lagauchetière et Dorchester. Vers 7 heures on croyait que l'élément dévastateur était rassasié, lorsqu'il recommença son oeuvre de destruction dans le faubourg Québec.

    Le feu, cette fois fut mis, dit-on, par un vagabond, dans les écuries de l'hôtel Hayes, en arrière de l'ancien Théâtre Royal, un immense édifice surmonté d'un dôme, formant l'encoignure de la rue Notre-Dame et de la place Dalhousie. Les flammes dévorèrent les propriétés des rues Ste-Marie, Campeau, St-Nicolas Tollentin (aujourd'hui rue Jacques-Cartier), Montcalm, Wolfe, Visitation, Panet, Amherst, Voltigeurs, Rousseau, Grant, Salaberry, Saint-Louis, St-Ignace, Shaw, Gain et s'arrêta près des limites de la ville. La distillerie de Molson et plusieurs maisons sur le côté sud de la rue Ste-Marie échappèrent seules à l'incendie.

    On estime à plus de $2,000,000 la valeur des propriétés détruites par le feu.

    Pendant plusieurs semaines les familles des incendiés campèrent sous des tentes et des huttes grossières sur le champ de Mars, la ferme Logan, et les champs au nord de la ville, et au lazarets de la Pointe Saint-Charles. Il va sans dire qu'après cette épouvantable calamité la corporation de Montréal et le gouvernement de Québec votèrent des sommes considérables pour venir en aide aux incendiés. Des secours furent reçus des principales villes des Etats-Unis et de l'Angleterre.

  2. Le cathédrale et évêché parmi les bâtiments incendiés le 8 juillet 1852

    Le plus bel édifice détruit par l'incendie de 1852 était sans contredit l'évêché de Montréal situé sur la rue Ste-Catherine près de la rue St-Denis, à l'endroit où se trouve aujourd'hui le presbytère de l'Eglise St-Jacques.

    La cathédrale et l'ancien évêché devinrent aussi la proie des flammes.

    L'ancien évêché formait l'encoignure des rues St-Denis et Ste-Catherine et se trouvait à côté de la Cathédrale dont la façade était sur la rue St-Denis, sur le site actuel de l'Eglise St-Jacques.

    Voici quelques notes que j'ai trouvées dans un extra du Pilot qui publiait en 1852 une gravure représentant les trois édifices incendiés.

    La première pierre de la cathédrale fut posée le 22 mai 1823 et l'église fut consacrée le 22 septembre 1825. Elle avait 160 pieds de long sur 60 de large, mesure française et pouvait contenir 3,000 personnes. Sur le derrière de l'église on avait construit en 1851, une sacristie en forme d'hémicycle. Elle était en pierre et couverte en fer blanc et avait 212 pieds de long, sur 20 pieds de large, mesure anglaise.

    L'ancien palais épiscopal avait été construit en même temps que la cathédrale.

    Il avait 75 pieds de long sur 40 de profondeur. Le nouveau palais avait été commencé en 1849 et n'était point encore terminé.

    Il avait 175 pieds de front sur 45 de profondeur, avec une aile de 50 pieds sur 35, le tout avait coûté £32,000. La façade était composée de quatre colonnes canelées de l'ordre ionique. En face du palais était le grillage en fonte dont chaque barre était une crosse d'évêque. L'édifice qui était en magnifique pierre de taille avait trois étages et un rez de chaussée.

  3. L'incendie du 6 juin 1852

    Jamais année ne fut plus féconde en incendies à Montréal que cette malheureuse année 1852. Outre des incendies de moindre conséquence, il y a à enregistrer dans la même année le feu du 6 juin qui détruisit des propriétés de la valeur de £317,000 sur la rue St Paul entre les rues St Sulpice et McGill.

    La Patrie, lundi 23 mars 1885, page 1.





Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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