Mes racines / my roots

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Les Saint-Pierre de l'Île Bizard
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Mes racines / My roots

Les Saint-Pierre de l'Île Bizard


Ce document provenant du livre Histoire de l'Île Bizard, rédigé par Éliane Labastrou et publié en 1976, a été digitalisé et modifié par Jacques Beaulieu, arrière-petit-fils de Henri Césaire Saint-Pierre.

FAMILLE BRAYER DIT SAINT-PIERRE

L'origine de Pierre Brayer dit Saint-Pierre a été difficile à trouver, surtout à cause de l'orthographe très fantaisiste du nom. On le trouve en effet écrit de façons très différentes: Briée, Breillé, Berrier, Brière, Berryer, Breyer, Bréguier, Brayer, etc. Nous avons adopté Brayer car il semble que ce soit l'orthographe la plus fréquente, surtout pour la paroisse de Sainte-Geneviève.

1ère génération: le ménage de Pierre Brayer (pionnier)

Nous avons toutefois eu la chance de trouver son mariage qui nous éclaire sur son origine. Le 12 octobre 1739 à Pointe-Claire, Pierre Briée épousa Françoise Thibault, née en 1721, fille de Pierre Thibault dit Léveillée et de Marguerite Larose habitant Rivière-des-Prairies. Pierre Briée est dit originaire de la paroisse de Saint-Servan, diocèse de Saint-Malo, étant le fils de Martin Briée et Marguerite Jams (nom presque illisible). Pierre Boileau et Jean-Baptiste Rouleau, amis du marié, assistèrent comme témoins à la cérémonie. Pierre Boileau signa même le registre de la paroisse de Pointe-Claire. L'acte de décès de Pierre Brayer dit Saint-Pierre nous éclaire sur sa situation à son arrivée en Nouvelle-France. Voici: L'an mil sept cent cinquante neuf le douze du mois d'août, a décédé dans cette paroisse au fort Chambly le nommé Pierre Saint-Pierre, soldat de la marine. Son corps repose dans le cimetière de cette église. Pierre Briée ou Brayer, dit Saint-Pierre probablement par analogie avec son prénom, était donc originaire du nord de la Bretagne et il vint en Nouvelle-France comme soldat attaché à une Compagnie de la marine, tout comme Jacques Triolet, originaire de la même région. II décéda au fort de Chambly, pendant la guerre de conquête. Est-il mort de maladie ou de blessures?

Quant à Françoise Thibault dit Léveillée, épouse de Pierre Brayer, elle était la fille de Pierre Thibault dit Léveillée et de Marguerite Larose habitant Rivière-des-Prairies. Pierre Thibault, né vers 1664, était originaire d'Agen en Gascogne; il vint aussi en Nouvelle-France comme soldat, et mourut au Sault-aux-Récollets à l'âge de 86 ans le 7 janvier 1740. Françoise Thibault, veuve de Pierre Briée, se remaria le 19 novembre 1759 avec François Vinet à Sainte-Geneviève.

Le 10 avril 1739, devant le notaire Gaudron de Chèvremont, Pierre Brayer dit Saint-Pierre avait pris une concession dans l'île Bizard, comprenant quatre arpents et demi de front sur vingt arpents de profondeur, du côté de la rivière des Prairies, près des terres de Pierre Boileau. À noter que Pierre Brayer habitait déjà l'île à cette date. Vivait-il chez son ami Pierre Boileau ou bien avait-il déjà construit une maison sur les terres avant de prendre officiellement la concession? Quoi qu'il en soit, il se maria six mois plus tard et avait certainement sa propre maison à cette date.

Pierre Brayer et Françoise Thibault eurent douze enfants, dont six moururent jeunes. Une seule fille se maria, ayant épousé Joseph Brazeau, fils de Paul Brazeau qui habitait l'île. Cinq garçons se marièrent; trois d'entre eux,

  • Jean-Baptiste Amable, baptisé le 20 septembre 1744, maria Marie-Madeleine Taillon, fille de Michel Taillon et de Marie-Madeleine Masson, le 29 janvier 1770 à Saint-Eustache
  • Joseph maria le 25 janvier 1768 à Saint-Eustache Marie-Anne Lauzon, fille de François Lauzon et de Marie Lacombe. Son fils, Jean-Baptiste, maria en 1791 Marie-Joseph Lantier; et
  • Guillaume, baptisé le 10 septembre 1750 maria Marie-Louise Leriché en premières noces et Marie-Louise Lebuis, fille de Louis Lebuis et Louise Prézeau, le 11 novembre 1785 à Saint-Eustache, en secondes
s'établirent à la Rivière-du-Chêne (région de Saint-Eustache) où ils eurent une nombreuse descendance. Les deux autres:
  • Pierre, baptisé le 10 juin 1742 et enterré le 2 août 1812, qui maria Marie-Joseph Taillon (pour plus sur eux, pressez ICI), et
  • Eustache, baptisé le 1er février 1746, et enterré le 27 mai 1816, qui maria à Saint-Eustache Marguerite Nadon Létourneau, fille d'André Nadon et de Marguerite Maisonneuve (pour plus sur eux, pressez ICI)
assurèrent la descendance des Brayer dit Saint-Pierre dans l'île Bizard. C'est probablement en faveur de l'un d'eux que leur mère, Françoise Thibault dit Léveillée, prit une concession le 24 avril 1761 devant le notaire Pierre Panet, comprenant quatre arpents de front; il n'est pas facile de préciser à quel endroit, mais il semble cependant qu'elle pouvait se trouver du côté nord de l'île.

2ième génération: le ménage de Pierre Brayer, fils du pionnier,

Pierre Brayer dit Saint-Pierre fils (1742-1812) épousa Marie-Joseph Taillon. En 1781, il possédait une concession de trois arpents et demi de front et de 20 arpents de profondeur, soit 66 arpents de superficie dont 23 étaient en culture et 43 en bois debout. Comme ses parents, Pierre Brayer fils eut aussi douze enfants dont six seulement survécurent au jeune âge, trois garçons et trois filles. Nous mentionnerons ici deux garçons:

  • Pierre, né en 1770, épousa Françoise Boileau, fille de Jacques Boileau et Marie Lauzon. Ils partirent ensuite pour Saint-Benoît, mais leur petite-fille, Marcelline, fille de Jacques, épousa en 1852 Arsène Théoret, devenant ainsi l'ancêtre des Théoret du nord de l'île (voir p. 274), et
  • Guillaume (1772-1841), qui épousa Marie Archange Baulne. (pour plus sur eux, pressez ICI)

3ième génération: le ménage de Guillaume Brayer, fils de Pierre, fils du pionnier

Guillaume (1772-1841), marié à Marie-Archange Beaune, demeura dans l'île pour y fonder une nombreuse famille. Celle-ci compta en effet 21 enfants, dont deux couples de jumeaux. Au moins huit de ces 21 enfants moururent en bas âge. Selon l'ordre du recensement de 1825, il semble que Guillaume Brayer dit Saint-Pierre habitait près de Charles Sénécal, donc au sud de l'île aux environs du village et du pont actuel. Sa maison habritait alors 7 personnes. Une fille de Guillaume Brayer et Marie-Archange Beaune,

  • Émilie, épousa en 1831 Michel Labrosse dit Raymond, veuf de Marie Proulx; elle eut de nombreux enfants, mais la famille actuelle des Raymond dit Labrosse ne descend toutefois pas d'elle.
  • Marie-Archange épousa en 1837 Isidore Proulx dit Clément, devenant ainsi l'arrière-grand-mère de tous les Proulx dit Clément de l'île à la huitième génération (voir tableau III de la famille Proulx).

Cinq garçons se marièrent aussi.

  • Guillaume, né en 1799, épousa en 1820 Marie-Anne Jams dit Carrière, mais ne s'établit pas dans l'île
  • Thomas (1806-1854), maria Marie-Hélène Robillard (pour plus sur eux, pressez ICI),
  • Eustache, qui maria Esther Derome à Saint-Joseph,
  • Joseph (1802-1845), maria Domitilde Denis (pour plus sur eux, pressez ICI), et
  • François-Xavier (1816-1900), maria Théotiste Claude (pour plus sur eux, pressez ICI).

3ième génération: La famille de Joseph Brayer, fils de Guillaume, fils de Pierre, fils du pionnier

Nous arrivons maintenant à Joseph Brayer dit Saint-Pierre, baptisé le 16 mars 1802, enterré le 5 août 1845 et marié à Domitilde Denis, enterrée le 16 septembre 1896. En 1825, celui-ci habitait près de son père, Guillaume, aux environs du village actuel. En 1831, sa famille comprenait quatre personnes. Il possédait une terre de 96 arpents dont 88 étaient en culture et produisait 271 minots de blé, 71 de pois, 300 d'avoine, 18 d'orge, 30 de blé d'inde et 82 de patates. Il avait 12 bêtes à cornes, 4 chevaux, 10 moutons et 9 cochons. Par ailleurs, les coupures de journaux soigneusement conservés à la bibliothèque du barreau de Montréal sur le juge Saint-Pierre, fils de Joseph Brayer, nous apprennent que ce dernier était patriote. Sans doute se joignit-il aux patriotes de Saint-Eustache au moment de la rébellion de 1837-38. II ne figure toutefois pas dans la liste des prisonniers. II faut croire qu'il réussit à s'échapper et à traverser le lac. En 1842, Joseph Brayer et sa femme Domitilde Denis firent un voyage à Rigaud et c'est à cet endroit que naquit Henri-Césaire Saint-Pierre, le futur juge dont nous venons de parler. Celui-ci n'avait guère que deux ans quand son père décéda en 1845, laissant une veuve avec neuf enfants.

Les aînées cependant ne tardèrent pas à se marier.

  • Marie-Aglaé épousa Joseph Joly, voyageur, fils de Joseph Joly et de Marie Boileau.
  • Odile épousa en 1850 Cyrille Labrosse dit Raymond, marchand au village; ceux-ci prirent à leur charge le jeune Henri-Césaire, frère d'Odile, qu'ils élevèrent comme leur propre fils et envoyèrent au Collège de Montréal à l'âge de douze ans. Devenue veuve, Odile Brayer se remaria en 1867 avec Antoine-Stanislas Wilson, et nous prions le lecteur de se reporter à la famille Wilson pour connaître l'histoire de ce couple.
  • Domitilde épousa en 1853 Fabien Sénécal, fils de Joseph et de Marguerite Prud'homme, devenant ainsi la grand'mère de la plupart des Sénécal de la huitième génération (voir tableau de la famille Sénécal, p. 263).

Le seul garçon de la famille dont nous avons retrouvé trace est le juge Henri-Césaire Saint-Pierre marié en 1874 à Adéline Albina Lesieur de Terrebonne. Ils eurent plusieurs enfants, dont deux futurs avocats et une femme d'avocat, ainsi qu'un ingénieur civil, mais aucun d'eux ne s'établit dans l'île Bizard que leur père avait d'ailleurs quittée des l'âge de douze ans. II n'y eut donc pas de descendants portant le nom de Saint-Pierre issus de cette branche de la famille, dans l'île Bizard.

3iè génération: la famille de Thomas Brayer, fils de Guillaume, fils de Pierre, fils du pionnier

Prenons maintenant Thomas (1806-1854), autre fils de Guillaume Brayer dit Saint-Pierre et Marie-Archange Beaune (4e génération). Thomas Brayer épousa Marie-Hélène Robillard en 1831. À cette date, il habitait du côte sud de l'île sur une terre de 116 arpents, dont 16 étaient en culture. Sa famille comprenait alors 5 personnes. Il produisait alors 280 minots de blé, 80 de pois, 250 d'avoine, 40 de patates et 30 de sarrazin. Il avait 14 bêtes à cornes, 3 chevaux, 15 moutons et 12 cochons. L'aîné de leurs enfants se noya le 18 septembre 1850 en traversant sur le chaland pour se rendre au grand moulin.

Est-ce le chagrin ou la maladie, nous ne le savons pas, mais le père et la mère le suivirent dans les années d'après. Marie-Hélène Robillard mourut en 1853 et Thomas Brayer en 1854. Une fois les parents disparus, nous ne savons pas ce qu'il advint des enfants; nous ne retrouvons aucune donnée à leur sujet.

3ième génération: la famille de François-Xavier Brayer, fils de Guillaume, fils de Pierre, fils du pionnier

Voyons maintenant François-Xavier Brayer dit Saint-Pierre, marié en 1835 à Théotiste Claude, fille de Jacques-Amable Claude et Catherine Théoret. Ces derniers habitaient avec eux en 1851 dans l'île. Il s'agissait vraisemblablement de la maison de pierre sise sur le lot no 151 qui appartenait encore à François-Xavier Saint-Pierre en 1877. La maison de pierre fut par la suite transformée par M. Levasseur et elle est actuellement habitée par la famille de M. Léon Simard. En 1851, la terre comprenait 57 arpents, tous en culture, dont 29 en pâturage et un en verger. Il produisait en 1851 100 minots de blé, 52 de pois, 100 d'avoine, 400 de pommes de terre, 50 bottes de foin, 5 livres de laine, 80 de beurre, 7 verges d'étoffe foulée. Son cheptel comprenait 2 taureaux ou boeufs, 4 vaches laitières, 3 vaux ou génisses, 6 chevaux, 17 moutons et 6 porcs. Il produisait 5 quintaux de lard. François-Xavier Saint-Pierre fut marguillier de 1857 à 1860. Il eut plusieurs enfants, dont deux seulement se marièrent:

  • Amédée, né en 1841, qui épousa Philomène Théoret en 1860, celle-ci étant la fille de Basile Théoret et d'Anastasie Claude, et
  • Isidore (1832-1912) marié à Domitilde Binet. Il eut 15 enfants nés dans l'île. Une de ses filles épousa en 1897 Télesphore Sénécal qui habita aussi la maison de pierre déjà mentionnée. Un de ses fils,
    • Amédée (1885-1966) épousa Bernadette Wilson, fille de Godefroy, donc soeur de Georges Wilson. Il fut commissaire d'école de 1918 à 1919. I1 semble avoir quitté l'île dans les années 1930. L'un de ses fils,
      • Rolland, né en 1911, marié à Lucienne Roy, y demeura pendant quelques années. Cinq de ses enfants sont nés dans l'île, mais ils se marièrent tous à Montréal ou ailleurs,
      • Henri (1908-1969) maria à Rawdon Aline Thimothée.

Ainsi, toute la branche de la famille Saint-Pierre descendant de Pierre marié à Marie-Joseph Taillon est éteinte dans l'île.

2ère génération: Le ménage d'Eustache Brayer, fils du pionnier

Considérons maintenant la branche de la famille Brayer dit Saint-Pierre issue d'Eustache Brayer (1746-1816), marié à Marguerite Nadon. Lors du recensement de la paroisse de Sainte-Geneviève en 1765, Eustache Brayer occupait une terre de 80 arpents, dont quatre seulement étaient ensemencés et il possédait pour tout bétail un cochon. Il n'y avait pas encore de maison sur cette terre et il était célibataire. En 1781, sa terre comprenait 7 arpents en front et 20 en profondeur. Il occupait une terre de 140 arpents, dont 44 étaient cultivées, 6 étaient en prairie et 90 en bois debout. En 1790, Eustache Brayer était lieutenant de la milice et il accompagnait le capitaine de milice Jacques Boileau et le seigneur de l'île Bizard, Pierre Foretier, lors de la visite du grand voyer au sujet de la construction des chemins (voir p. 84).

Eustache Brayer et Marguerite Nadon eurent neuf enfants. L'aînée, Marguerite, épousa Louis Théoret en 1790, devenant l'ancêtre de l'une des principales branches de la famille Théoret (voir tableau IV de cette famille, p. 276). Parmi les garçons,

  • Eustache (1776-1808) épousa en 1795 Thérèse Campeau (pour plus sur eux, pressez ICI), et
  • Joseph (1783-1851) se maria en 1803 avec Geneviève Brazeau, (pour plus sur eux, pressez ICI) également de l'île.

3ième génération: le ménage d'Eustache Brayer, fils d'Eustache, fils du pionnier

Prenons d'abord la branche d'Eustache (1776-1808) marié à Thérèse Campeau (3e génération). Celui-ci mourut jeune, à 32 ans, mais il avait tout de même eu neuf enfants dont quatre survécurent. Sa veuve se remaria avec Jacques Poudrette dit Lavigne. Parmi ceux-ci,

  • Isidore, né en 1806, maria Anastasie Legault et quitta l'île et
  • Eustache (1799-1859) maria Marie-Pélagie Théoret (pour plus sur eux, pressez ICI).

4ième génération: le ménage d'Eustache Brayer, fils d'Eustache, fils D'Eustache, fils du pionnier

Seul Eustache s'établit dans l'île. Marié en 1823 avec Marie-Pélagie Théoret, fille de Jacques Théoret et Marguerite Legault, ils occupaient en 1831 une terre du côté nord de l'île, comprenant 60 arpents dont 55 étaient en culture. Il produisait 150 minots de blé, 50 de pois, 100 d'avoine et 50 de patates. Il avait 12 bêtes à cornes, 4 chevaux, 22 moutons et 8 cochons.

En 1851, la famille occupait sans doute la même terre du côté nord de l'île comprenant cette fois 87 arpents, tous en culture. Elle habitait une maison de pierre qui, d'après l'ordre du recensement, semble être celle qui se trouve actuellement sur le lot 140 au numéro 1709 du chemin Bord du Lac. On sait qu'elle fut construite en 1834; c'est donc vraisemblablement Eustache Brayer qui la fit bâtir. Parmi les douze enfants de la famille, au moins neuf se marièrent. Adéline épousa en 1847 Jacques Labrosse dit Raymond; elle fut ainsi la grand-mère de M. Hervé Raymond, ancien épicier au village; c'est sans doute ainsi que Jacques Labrosse dit Raymond devint le propriétaire de la maison de pierre. Sa soeur Elmire épousa en 1850 Luc Martin; quand elle mourut en 1895, Adéline, veuve de Jacques Labrosse, la remplaça auprès de Luc Martin, à titre de deuxième épouse.

Parmi les garçons,

  • Eustache, né en 1824, épousa Geneviève Lalonde.
  • Charles, né en 1829, épousa Geneviève Janvry; celui-ci occupait en 1851 une terre du côté nord de l'île aux environs de la plage Martin; ils eurent quinze enfants nés dans l'île.
  • Octave, épousa en 1854 Geneviève Paquin, fille de François-Xavier Paquin et Geneviève Brunet. Enfin,
  • Julien épousa Ésilia Proulx dit Clément. Tous semblent avoir quitté l'île vers la fin du siècle dernier ou avant.
Nous arrivons donc à la fin de cette branche dans l'île.

3ième génération: Ménage de Joseph, fils d'Eustache, fils du pionnier

Retournons maintenant au niveau de la troisième génération, pour descendre la branche de Joseph Brayer dit Saint-Pierre (1783-1851) marié à Geneviève Brazeau. Celui-ci aussi mourut jeune, à 32 ans. Sur les quatre enfants qu'ils avaient eus, deux seulement survécurent au bas âge:

  • Eustache (1808-1875) (pour plus sur lui, pressez ICI). et
  • Joseph (pour plus sur lui, pressez ICI). (1815-1868).
Tous les deux cependant eurent une descendance dans l'île.

4ième génération: le ménage de Joseph, fils de Joseph, fils d'Eustache, fils du pionnier

Tout d'abord, prenons Joseph (1815-1868) marié à Rosalie Lefebvre. Celui-ci était journalier au recensement de 1851. IIs eurent douze enfants. Parmi les garçons,

  • François-Xavier (1846-1896) épousa en 1868 Marguerite Brunet, fille de Joseph Brunet et Marguerite Daigneau. Il fut longtemps bedeau au village, eut treize enfants, dont quatre seulement survécurent à la variole et autres maladies qui frappèrent gravement la famille.
    • Alexina épousa Wilfrid Foisy; une de leurs filles vit encore dans l'île.
    • Amanda épousa Cyrille Barrette, aussi bedeau de la paroisse.
    • Marie épousa Joseph Huberdeau. Enfin,
    • Léonidas (1887-1945) se maria avec Marie-Anne Lauzon et partit pour Montréal.
    Il n'existe donc plus de descendants de cette branche dans l'île, portant encore le nom de Saint-Pierre.
  • Maxime (1844-1924) épousa Eugénie Claude. Il eut 14 enfants, tous morts en bas âge sauf deux filles et un garçon, Albert, qui épousa en 1907 Agnès Martin, fille de Sévère et Mélina Guitard.
  • Aldéric (1855-1881), qui épousa Marie Labelle. Il dut s'établir ailleurs, car on ne retrouve pas son nom dans les recensements.

4ième génération: le ménage d'Eustache, fils de Joseph, fils d'Eustache, fils du pionnier

Passons à celle d'Eustache Saint-Pierre (1808-1875), marié à Marthe Cardinal (4e génération). Leur descendance est très nombreuse, plus encore à Sainte-Geneviève que dans l'île. En 1851, ils occupaient du côté sud de l'île une terre de 144 arpents dont 114 étaient en culture, 42 en paturage, et 30 en bois debout. La ferme produisait 192 minots de blé, 50 d'orge, 112 de pois, 226 d'avoine, 10 de sarrazin, 20 de blé d'inde, 315 de pommes de terre, 88 de carottes et 1 de fèves; 2000 bottes de foin, 12 livres de lin ou chanvre, 80 de tabac, 20 de laines et cent de beurre; 15 verges d'étoffe foulée, 25 de toile et 15 de flanelle. Son cheptel comprenait un taureau, 6 vaches laitières, 4 veaux et génisses 5 chevaux, 13 moutons et 9 porcs. Il produisait 6 quintaux de boeuf salé et 6,5 de lard. Ils eurent 17 enfants dont six morts en bas âge. Parmi les garçons,

  • Magloire Saint-Pierre (1839-1913) marié à Adéline Legault. Il allait à l'école lors du recensement de 1851. Celui-ci était un homme plein d'audace et d'initiative. On raconte en effet que, s'étant fait marchand de bestiaux, il n'hésitait pas à conduire son troupeau à pied à la foire et qu'il réussit ainsi à se faire une petite fortune. II fut aussi attiré par la ruée vers l'or et partit un jour pour la Californie, laissant sa famille dans l'île. On ne sait pas s'il trouva des pépites, mais il se fit marchand de boissons et revint les poches bien garnies. II fut marguillier de 1894 à 1898. Le ménage eut cinq enfants ayant survécu au bas âge. La seule fille qui se maria épousa en 1907 M. Aimé Boileau, fils de Jean-Baptiste et Mathilde Brisebois. Parmi les garçons,
    • Magloire (1875-1941), l'aîné, épousa Alexina Martin, fille de Sévère et Julie Prézeau; ils eurent un seul garçon mort de tuberculose à l'âge de 33 ans; parmi les filles, Marie-Anne épousa Jean-Paul Cardinal et vit encore dans l'île. Magloire Saint-Pierre fut commissaire d'école de 1904 à 1910 et conseiller municipal de 1931 à 1938.
    • Philibert (1877-1915), deuxième fils de Magloire Saint-Pierre, épousa Alice Théoret. Un sort cruel lui était réservé. Il mourut en effet dans l'incendie qui détruisit sa maison et la beurrerie en 1915. Il laissait une fille, Yvonne, qui épousa M. Georges Boileau, commerçant, fils de Napoléon Boileau et Emma Sénécal.
    • Joseph (1883-1951), épousa Lucrèce Lalonde. II fut marguillier de 1938 à 1941. Ce fut le père de M. Éloi Saint-Pierre, né en 1909 et marié en 1937 à Yvette Lord. Celui-ci fut commissaire d'école de 1956 à 1957 et marguillier de 1965 à 1968. II a deux enfants, dont une fille Lise qui a épouse André Wilson, fils d'Arthur et Yvonne Ladouceur.
    • Vitalien Saint-Pierre (1880-1954) épousa Poméla Cardinal, fille de Casimir et Mélina Théoret. Ce sont les grands-parents de Jacques Saint-Pierre. lIs eurent dix enfants, parmi lesquels
      • Juliette qui épousa Antoine Théoret,
      • Alice mariée à Hector Meloche et
      • Aurore mariée à Isaac Legault.
      Parmi les garçons,
      • Aurèle, né en 1918, épousa Jeanne Payment. Il eut trois fils:
        • Gilles, né en 1945 et marié à Jocelyne Bouthillier,
        • Royal, né en 1948 et marié à Georgette Henri et
        • Gaétan, né en 1950 et marié à Ginette Laliberté.
        Deux fils d'Aurèle Saint-Pierre habitent actuellement l'île Bizard. Gilles et Gaétan.
      • Georges, né en 1909, épousa Denise Laplaine et
      • Ovila, né en 1913, épousa Berthe Saint-Pierre, petite-fille de Félix et Octavie Ladouceur. M. Ovila Saint-Pierre fut commissaire d'école de 1954 à 1957. Il eut deux fils:
        • Jacques Saint-Pierre, né en 1939 fils d'Ovila, fut conseiller municipal de 1965 à 1967, président de la Commission scolaire de 1968 à 1969 et commissaire d'école de 1968 à 1970. Il épousa Monique Joly.
        • Yvon, né en 1941, qui épousa Micheline Clermont.
  • Félix Saint-Pierre, né en 1842, allait à l'école lors du recensement de 1851. Il fut marié avec Azilié Berthiaume, puis Octavie Ladouceur. Il est le père de
    • Joseph Saint-Pierre, né en 1879 du premier lit et marié à Félonise Boyer, le boulanger dont nous venons de parler et dont une fille,
      • Berthe, née en 1911, est devenue Mme Ovila Saint-Pierre, tandis que l'autre,
      • Adrienne, née en 1900, porte le pain aux maisons de l'île Bizard depuis plus de cinquante-cinq ans. Il y a également
      • Jean, né en 1921, qui épousa Georgette Champagne.
    • Wilfrid Saint-Pierre, aussi fils de Félix mais du deuxième lit, né en 1881, épousa en 1923 Clara Théoret, fille d'Adélard; celle-ci habite encore l'île Bizard.
  • Roch, né en 1833, épousa Hélène Paquin, fille d'Isidore et Marie-Henriette Robillard, puis Élise Poudrette dit Lavigne. Vers 1880, ils partirent s'établir au Cap Saint-Jacques, puis au village de Sainte-Geneviève, où leurs descendants firent leur marque:
    • Stanislas, le fils aîné de Roch Saint-Pierre, né du premier lit, partit à l'âge de 20 ans pour les États-Unis. Revenu un beau jour, à l'âge de 70 ans, chez son frère à Sainte-Geneviève, il causa un grand émoi. Grand voyageur, il ne put cependant rester sur les terres de ses ancêtres et repartit finir ses jours aux États-Unis. Il resta célibataire.
    • Télesphore, né en 1864, fils de Roch Saint-Pierre et Élise Poudrette dit Lavigne, maria Octavie Larente et n'eut pas de descendant.
    • Alcide Saint-Pierre, autre fils de Roch, né en 1867 maria Odélie Prévost. Il est le père de M. Maurice Saint-Pierre qui habite actuellement l'île Bizard. Ce dernier maria Simone Bessette, veuve Raymond.
    • Zotique Saint-Pierre, né en 1876, marié à Émilie Shetagne, établit une boulangerie à Sainte-Geneviève où son cousin, Joseph Saint-Pierre, père d'Adrienne, apprit son métier. Son fils Aimé maria en 1936 Lucienne Rollin, veuve d'Ovide Raymond.
    • Hyacinthe (1864-1946), par contre, eut une nombreuse famille; il fut maire de Sainte-Geneviève de 1925 à 1934. son petit-fils, Philippe, le fut également de 1963 à 1967.
      • Antoine (1898-1960), fils de Hyacinthe, devint prêtre en 1924 et il décéda dans la paroisse de Saint-Barthélémy à Montréal en 1960, après avoir été professeur au collège de Sainte-Thérèse et à celui de Saint-Stanislas, puis curé de la paroisse mentionnée ci-dessus.
      • Georges (1893-1974), maria Eugénie Legault,
      • Wilfrid(1897-1972), maria Laure-Anna Parent,
      • Henri, né en 1904, maria Antoinette Ménard. Il eut un fils, Rhéal, né en 1940, qui maria Martha Galvan.
      • Alphonse (1895-1956) maria Annette Pilon. Ils eurent plusieurs enfants:
        • Jean-Paul, marié en 1952 à Micheline Martin,
        • Philippe, marié en 1949 à Simone Marceau,
        • Laurent (1928-1972),
        • Jacques, marié en 1954 à Gisèle Legault Philippe, fut maire de Sainte-Geneviève de 1963 à 1967; et
        • Germain, marié en 1965 à Luce Charland.
Par contre, les trois qui suivent
  • Eustache, né en 1835, marié à Zoé Lebuis,
  • Stanislas, né en 1854 et marié à Rose de Lima Brosseau et
  • Jean-Baptiste, né en 1845 allait à l'école lors du recensement de 1851. Il fut marié à Célamire Cardinal
n'ont pas laissé de descendance dans l'île.






Jacques Beaulieu
jacqbeau@canardscanins.ca
Révisé le 3 avril 2018
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